Voyage au Parc national de Tarangire

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Une rivière ancestrale, des baobabs géants et des éléphants par centaines sur les pistes du nord tanzanien.

Visiter Parc national de Tarangire

Le parc national de Tarangire en Tanzanie plonge ses voyageurs dans l’un des écosystèmes les plus variés du nord du pays. Ce parc immense de 2 850 km² est moins fréquenté que le Serengeti ou le Ngorongoro, et n'en reste pas moins un terrain de jeu exceptionnel pour la faune sauvage. Les scènes de savane y sont brutes et inoubliables, entre baobabs millénaires, troupeaux d'éléphants en liberté et les lions tapis à l’ombre des acacias. Quand arrive la saison sèche, la rivière Mto Tarangire devient le seul point d’eau qui subsiste à des kilomètres à la ronde, et point de ralliement de milliers d’animaux. Tarangire : un voyage que vous n’êtes pas prêt d’oublier.

  • Nature, Aventure & Sport
  • Réserve naturelle / Observation de la Faune / Safari
  • Point de vue

Parc national de Tarangire : comment y aller ?

Le parc national de Tarangire se trouve au nord-est de la Tanzanie, à environ 100 kilomètres d'Arusha, sur la route des grands parcs du Nord.

Parc national de Tarangire : quand partir ?

La meilleure période pour visiter le Tarangire s'étend de juin à octobre, pendant la grande saison sèche. Les animaux se rassemblent autour de la rivière et la fréquentation reste raisonnable.

Parc national de Tarangire : combien de temps ?

Prévoyez 1 à 2 jours pour explorer le parc de Tarangire, idéal pour couvrir le nord autour de la rivière, et le sud du parc loin des foules.

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Que voir, que faire au parc national de Tarangire ?

1. Partir en safari à la recherche des éléphants

Tarangire abrite la plus grande concentration d'éléphants de Tanzanie (environ 3 000 individus vivent dans le parc). Véritables maîtres des lieux, ils se déplacent paisiblement en grands troupeaux. Il n’est pas rare de les observer traverser la savane par centaines, soulevant la poussière de leurs pas lourds. Ici, on devient parfois le témoin de scènes touchantes : un éléphanteau qui fouille la berge à la recherche d’eau, des frères qui jouent et attrapent des brindilles à l’aide de leurs trompes, et jamais loin, une mère protectrice.

La zone de la rivière Tarangire (ou Mto Tarangire) dans la partie nord du parc, est particulièrement propice à la rencontre des pachydermes. Entre 6h et 9h du matin, c’est le meilleur moment pour observer les troupeaux actifs avant que la chaleur ne les pousse à l'ombre. Votre guide local saura vous orienter vers les points d'eau fréquentés et les couloirs de passage habituels des troupeaux. Faites-lui confiance, et ouvrez grand les yeux et les oreilles.

À savoir : la création du parc national de Tarangire a joué un rôle décisif dans la survie des éléphants de la région, directement menacés par le braconnage. Leur population s'est reconstituée et c’est aujourd’hui l'une des plus importantes de toute la Tanzanie. La flore du parc fait l'objet d'actions de sensibilisation actives, pour préserver l'écosystème dans son ensemble.

Un éléphant et son éléphanteau près de la rivière dans le parc de Tarangire en Tanzanie

Photo capturée par Olivier, voyageur Evaneos en Tanzanie

2. Explorer le circuit Sud : la partie méconnue du parc

La grande majorité des visiteurs se concentre dans le tiers nord du parc de Tarangire, autour de la rivière Mto Tarangire. C'est aussi là que se trouvent la plupart des hébergements et les zones les plus fréquentées. Pourtant, les zones humides du parc offrent un tout autre monde : les marais de Silale, Larmakau et Gursi. On y croise moins de voyageurs et de véhicules, la végétation est plus dense, et la faune, moins habituée à être observée, joue à cache-cache avec les visiteurs. Oryxs, des élands du Cap, et des lycaons (un chien sauvage d’Afrique proche du hyène, pourtant ennemi de ce dernier) font partie des espèces plus rares qu’un guide local pourra vous aider à repérer.

Ces zones marécageuses sont aussi un paradis pour les ornithologues : hérons goliaths, tantales africains et ibis sacrés fréquentent les berges en nombre, dans un calme que la partie nord ne garantit pas toute l'année. Les lions, eux, chassent le soir, loin des regards. Pour explorer cette zone, il est conseillé d’avoir un guide local à ses côtés : les pistes secondaires sont souvent non balisées et difficiles à lire seul.

À noter : les pistes du circuit sud peuvent être impraticables après des épisodes de fortes pluies, même en début de saison. Rapprochez-vous de votre agent local pour confirmer les conditions avant de prévoir une excursion.

3. S’initier à un safari pédestre

Marcher dans la brousse, c’est changer de tempo pour vivre une expérience radicalement différente d’un safari « classique ». Accompagné d’un guide ranger expérimenté, on explore le parc sur les traces de la faune à pas feutrés, à l’écoute de chaque détail de la savane. On avance calmement à l’écoute du moindre craquement sec, des bruissements dans les hautes herbes, et les yeux grands ouverts sur les empreintes dans la poussière et l’envol des oiseaux.

C’est aussi l’occasion d’en apprendre davantage sur les plantes médicinales, les pistes discrètes des termitières géantes ou encore les habitudes d’un caméléon bien caché. Plus qu’un safari, un moment suspendu.

Les safaris à pied sont autorisés depuis certains camps accrédités à l'intérieur et aux abords du parc. Ils partent tôt le matin et durent généralement 2 à 3 heures. Ce n'est pas une activité pour chercher les “Big Five”, ces 5 animaux emblématiques des safaris (lion, léopard, éléphant, buffle et rhinocéros), mais c’est une autre manière d'entrer dans l’écosystème du parc.

Pour savoir quelles espèces observer lors d’un voyage en Tanzanie, consultez notre guide complet sur les animaux de Tanzanie.

Photo capturée par Isabelle, voyageuse Evaneos en Tanzanie.

4. Observer la migration saisonnière autour de la rivière

De juin à octobre, la rivière Tarangire s’anime d’un impressionnant ballet animalier. En quête d’eau, des milliers d’animaux convergent vers ses rives. D’abord, les zèbres, gnous, impalas, bubales et girafes viennent s’y désaltérer, suivis de près par leurs prédateurs.

Cette migration, même si moins spectaculaire que celle du parc national du Serengeti, donne à vivre des scènes de vie sauvage, aussi brutes qu’émouvantes. Les points d’observation naturellement surélevés offrent des panoramas à couper le souffle… sans avoir besoin de se lever à 4h du matin ! La rivière Tarangire (ou Mto Tarangire, qui signifie la « rivière de phacochères »), c’est une étape parfaite pour les amateurs de photographie animalière.

5. Admirer les baobabs millénaires

Quand on entre dans le parc national de Tarangire, on pénètre aussi dans l'un des plus grands peuplements de baobabs au monde. Il existe 8 espèces de baobabs dans le monde, et le baobab de Tanzanie est le plus grand et le plus massif de tous. Les spécimens que vous croiserez à Tarangire ont au minimum mille ans et certains troncs dépassent 25 mètres de circonférence. Ils précèdent de loin les premières routes et les premières cartes de la région.

Le rôle des baobabs dans l'écosystème est concret : leurs graines nourrissent de nombreux animaux, et leur écorce est utilisée par les éléphants pour aiguiser leurs défenses. Profitez d’un safari à pied accompagné d’un guide local pour approcher ces monuments naturels de près, et l’écouter vous conter les légendes millénaires de cet arbre sacré.

C’est ici-même que se trouve le « baobab des braconniers », un baobab au tronc entièrement creux et suffisamment large pour y tenir à plusieurs. Jusqu'au milieu des années 1990, des braconniers s'y cachaient pour échapper aux rangers du parc.

6. Dormir dans un écolodge en pleine nature

À la tombée du jour, quand la chaleur s'adoucit et que les premières étoiles percent le ciel, un autre luxe commence : celui du silence, de l'isolement, de l'immersion. Dormir dans un écolodge à Tarangire, c'est goûter à l'Afrique dans sa version la plus authentique. On dîne à la lueur des lanternes, bercé par les cris lointains des hyènes.

L'avantage de dormir dans un lodge à l'intérieur du parc ? Être sur la piste avant le lever du jour, et l'arrivée des voyageurs à la journée. Certains lodges sont perchés sur pilotis ou adossés à un baobab, et d'autres proposent des tentes avec vue dégagée sur la savane. Tous partagent cette même promesse : celle d’un réveil avec zèbres ou dik-diks sous la fenêtre. Le réveil entouré d’animaux n'a pas d'équivalent.

Certains camps organisent des excursions au coucher du soleil, appelées "sundowners", à l'heure où la lumière vire à l'orange et où la chaleur de la journée se dissipe. Face à un horizon de baobabs, on ouvre grand les yeux et les oreilles... La savane ne cesse jamais.

Votre agent local connaît sur le bout des doigts les camps situés dans le parc national de Tarangire, il pourra vous orienter vers un hébergement au cœur de la vie animale.

Ecolodge avec coucher de soleil sur le parc national de Tarangire en Tanzanie

Photo capturée par Carmen, voyageuse Evaneos en Tanzanie

7. Photographier les oiseaux du parc

Avec plus de 500 espèces répertoriées, le Tarangire est l'un des parcs tanzaniens les plus riches en espèces aviaires, et un véritable paradis pour les amateurs d’ornithologie. Parmi elles, certaines ne se découvrent que dans cet écosystème de savane sèche. Les rolliers à longs brins, les tisserins masqués, les calaos et les autruches d'Afrique s'y observent régulièrement.

Les zones marécageuses et la rivière attirent des colonies entières où se mêlent cigognes, hérons, ibis et autres oiseaux migrateurs. À la saison sèche, la rivière Tarangire rassemble des espèces qui ne partagent habituellement pas le même habitat.

Pour une étape inoubliable, votre agent local vous recommandera de faire appel à un guide ornithologue de la région, qui sait lire le silence d'une canopée, repérer un nid dans un baobab ou distinguer l'appel d'un calao au loin.

Conseil photo : privilégiez les premières heures du matin et l’heure qui précède le coucher du soleil, car la lumière est plus douce, et les oiseaux plus actifs. Pour les repérer, équipez-vous de jumelles et pour les photos, d’un objectif 400 mm. Les zones marécageuses du sud du parc sont peu fréquentées et offrent souvent de meilleures conditions de prise de vue que les abords de la rivière Mto Tarangire en haute saison.

8. Rencontrer les communautés locales Massaï

Les Massaï ont une histoire étroitement liée à celle de Tarangire : leurs terres de pâturage couvraient autrefois une grande partie de l’actuel parc national. Cette cohabitation entre territoire pastoral et zone protégée reste une réalité complexe, et certains villages et sites permettent de la comprendre de l'intérieur.

Dans la région, la Randilen Wildlife Management Area est un parc géré directement par la communauté locale. Les revenus générés par les voyageurs sont distribués dans la communauté et financent directement la gestion de la zone et la protection de la faune. On y découvre le quotidien d’un peuple semi-nomade, ses traditions, son artisanat, et son lien intime avec la terre et le bétail.

Plus au sud, des communautés Maasaï accueillent des voyageurs autour d'un projet porté par les femmes du village : l'adoption de foyers de cuisson écologiques. Une heure passée là-bas en dit plus sur la Tanzanie rurale que bien des visites. C'est le type de rencontre qu'Evaneos construit avec Planeterra : des expériences pensées avec les communautés locales.

À quelques kilomètres du parc, le village de Naberera se situe directement sur la route qui mène au parc national du Tarangire. Dans ce village Massaï, on peut rencontrer le chef du village, randonner avec un guide local, ou assister à une démonstration de danse traditionnelle : l'adumu.

Randonnée en nature un guerrier Massaï en Tanzanie

Photo capturée par Valérie, voyageuse Evaneos en Tanzanie

9. Vivre le spectacle d’un safari nocturne

La plupart des parcs nationaux tanzaniens interdisent toute sortie après 18h… mais Tarangire fait partie des rares exceptions. Certains camps privés situés à l'intérieur ou en bordure du parc sont autorisés à organiser des safaris (ou “game drives”) nocturnes après le coucher du soleil, à l’heure où la vie animale change de rythme.

À bord d'un 4x4 équipé d'un projecteur orientable, le guide-ranger repère les yeux brillants dans l'obscurité. Genettes, chats sauvages d’Afrique, lièvres sauteurs et galagos, ces petits primates aux yeux globuleux, s'activent à cette heure-là. Les jours de chance, vous aurez peut-être même le privilège d’assister au spectacle d’un léopard ou d’un lion en chasse.

Renseignez-vous auprès de votre agent local, car tous les camps du parc ne proposent pas cette expérience, et les autorisations varient selon leur emplacement.

Coucher de soleil sur un parc national de Tanzanie

Photo capturée par Christophe, voyageur Evaneos en Tanzanie

Immersion dans la nature sauvage au parc national de Tarangire

Les espèces à observer

Le parc est réputé pour l'extrême diversité de sa faune, même en dehors de la grande saison sèche. Voici les espèces les plus représentées :

  • Les éléphants : présents en nombre toute l'année, avec des rassemblements spectaculaires de juin à octobre.
  • Les girafes massaï : reconnaissables à leurs taches irrégulières, fréquentes dans les zones d'acacias.
  • Les lions : souvent observés à l'aube ou en fin d'après-midi tapis dans les hautes herbes.
  • Les léopards : plus discrets, présents dans les zones forestières riveraines.
  • Les oryx, élands et koudous : rares à observer, ces espèces sont présentes dans le parc.
  • Les pythons : présents le long de la rivière et autour des marais, notamment à Silale.
  • Les oiseaux : plus de 550 espèces répertoriées, présents toute l'année avec un pic de diversité en saison des pluies à l'arrivée des migrateurs.

La végétation qui structure le parc

Tarangire compte trois écosystèmes distincts, chacun avec sa faune, sa végétation et son ambiance :

  • La forêt riveraine le long de la rivière Tarangire : dense, humide, avec des figuiers et des palmiers doum. Les oiseaux y sont particulièrement présents.
  • La savane boisée avec ses acacias parasols et ses baobabs géants : c'est le paysage emblématique du parc, celui de l’imaginaire collectif quand on pense aux décors d’Afrique.
  • La plaine ouverte et les zones marécageuses du sud : un habitat différent qui révèle une faune différente, où peu de voyageurs se déplacent.

Faites étape au parc national de Tarangire lors d’un circuit sur mesure en Tanzanie

Avec Evaneos, vous échangez directement avec un agent local francophone installé en Tanzanie. Il connaît le Tarangire en saison sèche comme en saison verte, les sentiers où déambulent les troupeaux d’éléphants, et les zones marécageuses, terrain de jeu privilégié des oiseaux du parc.

Envie de découvrir le parc national de Tarangire, sa faune et ses baobabs géants, de sortir des sentiers battus dans les sentiers du Ngorongoro ou de s’essayer au kitesurf sur les plages de l’océan Indien à Zanzibar ? Votre agent local vous ouvre les portes d’une Tanzanie authentique et vous façonne un circuit personnalisé au cœur de l’Afrique.

Parc national de Tarangire : tous nos circuits

Parc national de Tarangire : informations pratiques

Depuis Arusha, la capitale du safari en Tanzanie, il faut environ 2 heures de route pour rejoindre le parc national de Tarangire. La majorité des voyageurs s’y rendent en 4x4 avec un chauffeur-guide local, en empruntant une route goudronnée traversant villages et savanes. C’est la porte d’entrée idéale pour commencer un circuit dans le nord du pays.

Le ticket d’entrée au parc national de Tarangire coûte 50 USD par adulte non résident (16 ans et plus) et 15 USD par enfant (5 à 15 ans). L'accès est gratuit pour les enfants de moins de 5 ans. Les tarifs sont fixés par la TANAPA, l’autorité officielle des parcs nationaux en Tanzanie. Il est recommandé de faire le point avec son agent local pour connaître les conditions d’accès au parc.

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